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Minggu, 09 Februari 2020

Wu Cheng'en : La Pérégrination vers l'Ouest, tome 2, livres XI à XX

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Category: Livres,Romans et littérature,Autres littératures étrangères

Wu Cheng'en : La Pérégrination vers l'Ouest, tome 2, livres XI à XX Details

Le Xiyou ji est probablement le roman le plus extravagant qui ait jamais été écrit.Son thème est celui d'un moine qui, au VIIe siècle, partit pour l'Inde (vers le paradis de l'Ouest) chercher les livres qui lui permettraient de retrouver les soutras véritables du Bouddha. Il fit une relation de ce voyage. Les conteurs s'emparèrent du schéma narratif. Le récit - historique et géographique - d'un moine servit de prétexte à l'imaginaire des raconteurs qui ameutèrent et rameutèrent toutes les figures de l'imaginaire de l'âme chinoise, la taoïste et la bouddhiste. Cette structure-cadre permit d'englober fantômes, revenants et monstres, l'intrigue autorisant de rattacher chacun des contes l'un à l'autre.Au XVIe siècle, le très probable compilateur - Wu Cheng'en - rassembla cette masse de récits pour en faire une seule ouvre. S'il a bien repris la trame romanesque traditionnelle, il l'ourdit sans cesse en la déraisonnant, par nécessité ou par jeu, pour créer une fantasmagorie bouddhique qui laisse toutes les interprétations la pénétrer, mais leur foisonnement même reconduit sans cesse le sens à l'insensé. Ce roman est, au fond, la culture obstinée et assidue du Vide, comme l'indique le nom du personnage principal, un singe, « Conscience de la vacuité du monde ».

Reviews

Point besoin de présenter « Le Singe Pèlerin », de Wou Tch'eng-En. C??est, avec le Roman des trois royaumes, Au bord de l??eau, Jin Ping Mei, et le Rêve dans le pavillon rouge, l??un des grands classiques de la littérature chinoise. Reste à choisir la meilleure traduction. Il n??y a sur le marché que 3 ou 4 versions postérieures à 1900. Celles de Fredéric Tristan, de Louis Avenol (1957) de George Deniker, elle-même traduite de la version anglaise d'Arthur Waley (1951) et celle de la "La Pléiade". Quand j??hésite entre plusieurs versions, ou quand je les ais toutes lues, c??est toujours sur celle de la Pléiade que je me rabats, malgré son prix, car c??est toujours la plus complète, compacte, la plus luxueuse, la plus érudite. Je me demande d??ailleurs pourquoi "La Pléiade » n??a toujours pas encore publié « Le roman des trois royaumes ». Sans doute parce qu??il n??y a pas de bonne traduction? Celle qui existe sur le marché, m??a-t-on dit, n??est pas terrible.A conseiller donc, au lecteur qui est resté sur sa faim après avoir lu la version Waley/Deniker, ou celle de Frédéric Tristan, toutes deux raccourcies d??une bonne partie, le traducteur ne gardant que ce qu??il considère comme essentiel. Roman de cape et d??épée pour les uns, conte métaphysique pour les autres, le Singe Pèlerin est en Asie, connu de tout le monde, illettré ou cultivé. Justicier annonciateur des temps modernes, mystique révolté, révolutionnaire prométhéen, ce primate hors du commun ne trouve pas l??Ordre Etabli, trop confucéen et taoiste à son gout. Il part à l??assaut des cieux, défiant tous les dieux, saints ou démons du Cosmos chinois. Cultivant le paradoxe, il part en pèlerinage en Inde pour ramener les Ecritures Saintes afin d??apporter la sagesse au monde, tout en semant l??apocalypse sur son passage, car seul le malheur peut introduire la religion dans le c?ur des hommes. Mao Tse Toung a rendu hommage à cette vision hégélienne de la Chine impériale en lui dédiant un poème.

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